Le mot indépendant recouvre plusieurs réalités juridiques. Un mandataire immobilier n'est ni salarié, ni agent immobilier au sens de la loi Hoquet. Il travaille sans carte professionnelle, sous le mandat d'un réseau ou d'une agence qui la détient, tout en restant libre de son organisation sur le terrain. Cette nuance change tout, du contrat aux cotisations.
De ce fait, le choix du statut arrive très vite dans le parcours. Micro-entreprise pour démarrer léger, avec un plafond de chiffre d'affaires et des charges calculées sur les encaissements. Entreprise individuelle quand l'activité grossit et que ce plafond devient gênant. Chaque formule modifie la fiscalité, la protection sociale et la façon dont vous récupérez vos commissions. Le passage de l'une à l'autre se prépare, il ne s'improvise pas en fin d'exercice.
Par ailleurs, la rémunération suit une logique qui déroute les anciens salariés. Aucun fixe, aucune avance, uniquement un pourcentage des honoraires perçus sur les transactions abouties. Ce pourcentage grimpe très haut selon les réseaux, bien au-delà de ce que touche un agent salarié pour la même vente. La contrepartie tient en peu de mots. Les mois sans signature existent aussi, et le budget personnel doit tenir jusqu'à la suivante. Un délai de plusieurs semaines sépare souvent le compromis du versement.
C'est exactement ce que documente Mandataire Immobilier. Le présent portail consacre une rubrique au statut et une autre à la rémunération, avec un lexique qui reprend la micro-entreprise, l'entreprise individuelle et le fonctionnement d'un réseau. Si vous comparez plusieurs enseignes, ces repères servent avant l'entretien plutôt qu'après.